Agression antisémite du train Toulouse-Lyon

Agression antisémite du train Toulouse-Lyon: Les arroseurs arrosés ?

Source: blogMédiapart

Un adolescent juif de 17 ans, témoin direct dans l’affaire Merah a été selon ses dires victime d’une sauvage agression mercredi soir dans un train reliant Toulouse à Lyon. Un parallèle insistant a été fait entre cette présumée agression antisémite et l’affaire du « jihadiste de la Ville rose » Mohamed Merah par diverses institutions juives de France relayé par la presse nationale dans son ensemble.

Farid Merrad Samedi 7 Juillet 2012

Mercredi soir, le jeune Lior, scolarisé en 1ère ES au lycée juif Ozar Hatorah de Toulouse où il venait de passer son bac français avait pris le TGV pour rejoindre à Villeurbanne en banlieue lyonnaise sa famille pour passer ses vacances d’été. Deux jeunes gens âgés de 18 ans, d’origine maghrébine, au casier judiciaire vierge selon des sources policières, ont embarqué en gare de Montpellier à bord du TGV et se rendaient dans un centre de recrutement militaire à Lyon, avec l’intention de s’engager dans l’armée française. C’est dans les locaux de l’ex caserne Frère que les deux jeunes suspects ont été arrêtés jeudi en fin de matinée par les enquêteurs de la sûreté départementale du Rhône et placés immédiatement en garde à vue. La garde à vue des deux agresseurs présumés a été prolongée vendredi à Lyon, les enquêteurs devant déterminer notamment si cette agression revêt ou non un caractère antisémite. Les deux suspects ont démenti formellement le caractère antisémite de leur geste

Lior, la victime présumée, portait une étoile de David autour du cou, et a été pris à partie dans le train à hauteur de Valence. Il a été roué sauvagement de coups par deux maghrébins au niveau de la plate-forme des toilettes. Un simple coup de téléphone passé depuis le train à son frère pour lui demander de venir le chercher à la gare, car sa mère retenue au travail ne pouvait se déplacer, aurait déclenché l’agression. Une attaque motivée par l’énoncé au téléphone du prénom juif du frère de la victime, selon les déclarations du plaignant. »L’un m’a demandé de le suivre sur la plateforme. Je m’exécute, pensant que nous allons avoir une simple explication. C’est alors qu’il commence à me frapper.

Une source judiciaire avait évoqué, jeudi soir, des « témoignages contradictoires », avançant prudemment que dans le cadre du début de l’enquête, « le caractère antisémite de l’agression », pourtant avancé par le ministère de l’Intérieur, « n’était pas encore avéré ». « Les faits de violences sont là, par pluralité d’auteurs et dans un moyen de transport, mais il faut continuer à recueillir des témoignages, notamment des passagers de la rame, pour considérer un caractère antisémite », a ajouté cette source. La garde à vue des deux jeunes hommes, âgés de 18 ans, a été prolongée vendredi matin pour 24 heures supplémentaires et feront l’objet samedi d’une information judiciaire pour « violences aggravées », alors que l’accusation d' »antisémitisme » doit encore être soumise à des « investigations », a déclaré une source judiciaire vendredi.

Un des agresseurs présumés a porté plainte contre la victime pour coups et blessures, estimant avoir subi des violences de la part de la victime présumée, a indiqué une source proche de l’enquête. L’affaire est plus compliquée que ce qu’il n’y paraissait au départ, alors que le ministre de l’Intérieur dénonçait un acte antisémite, les enquêteurs se montrent désormais très prudents.

La victime qui voyageait sans titre de transport et ses agresseurs présumés donnent en effet deux versions des faits différentes. De leur côté, les deux suspects, arrêtés et placés en garde à vue jeudi matin, expliquent que s’ils s’en sont pris au jeune homme, c’est parce qu’il ne cessait de téléphoner et parlait très fort dans le wagon, dérangeant les autres voyageurs et notamment un bébé qui dormait. Ils assurent qu’ils ne savaient pas que la victime était juive et soutiennent ne pas avoir tenu de propos antisémites.

Les premiers témoignages de voyageurs recueillis par les enquêteurs vont dans le sens des deux jeunes maghrébins, agresseurs présumés, indique la police. Personne n’a entendu d’insultes à caractère antisémite. Mais les enquêteurs cherchent encore à interroger tous les passagers qui se trouvaient dans le wagon au moment de l’agression. Les enquêteurs ont réussi à déterminer que c’est la victime du passage à tabac qui a en fait porté le premier coup. Le lycéen a expliqué avoir donné un coup de tête car il se sentait menacé !!!

Les chefs d’accusations se désagrègent lentement mais sûrement….

L’audition des autres passagers du TGV Toulouse-Lyon sera déterminante pour le rétablissement de la vérité sur ce triste fait divers monté en épingle à des fins de politique intérieure par un lobbie arrogant qui n’existe pas, toujours victimisant, pleurnicheur, vindicatif voire antisémite à l’égard des maghrébins. Les enquêteurs ont de plus un héroïque témoin visuel direct de l’affaire Merah sous la main….

« La Vérité doit être sans cesse répétée parce que l’Idée Fausse est aussi constamment répandue et pas par quelques uns, mais au contraire par la multitude. Dans la Presse et les Encyclopédies, dans les Ecoles et les Universités, partout l’Idée Fausse exerce son emprise…. contente et à l’aise de savoir qu’elle a la Majorité de son côté. » (Johann Wolfgang von Goethe)

MF/AI/APA/Agences

Par Kafur Altundag, BlogMédiapart

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