A mon grand regret

Mes dents ne peuvent rayer le plancher
Elles y sont déjà plantées
Plantées dans la chair de l’ambition
Ma démesure ne connaît aucune inhibition

Je n’ai pas de carapace comme un crustacé
Je ne suis pas un cuirassier
J’ai le cuir assez
Noir pour me protéger de leurs rayons putassiers

Le talent se découvre
Ma négritude s’y retrouve
Quand je vomis une strophe, tu grooves
Grave, la morale, cette conne, reprouve

Tu te gaves de mes vomissures
Mon armure, mon écriture
J’ai le monde au bout de la main
Le génie éparpillé sur mes quatrains

Je débute, et j’annonce déjà la fin
Beaucoup trop aérien pour ces galériens
De la feuille, leur littérature truffée de ratures
De la grâce dans mes crasses

De la classe quand je crache sur leurs faces
Désormais, mon style concourt avec les cieux
Plus-que-parfait, je suis plus qu’ambitieux
Plus que jamais, ma poésie fait valser les dieux

Mes contemporains, ne comptant pour rien, m’en veulent
Ils n’ont ni le niveau, ni la catégorie
Pour me suivre dans mes allégories
Je suis simplement tout ce qu’il y’a de bien en mieux

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