A fleur de peau

Qu’il me soit permis d’aimer
Qu’il me soit permis d’aimer les miens
Les meilleurs comme les chiens
De pardonner leurs erreurs

Et leurs errances
Faire acte de tolérance
De combattre les rieurs
Au lieu de leur faire des mamours

Je n’ai jamais offert des fleurs
Je reçois des chrysanthèmes
Alors ne me parles pas d’amour
Je ne te parlerai pas de haine

Je sème la réalité dans mes poèmes
Comme la mort dans la vie
Comme le divorce quand on se marie
Ou je te quitte dans je t’aime

D’avoir perdu un œil sur le judas du PS
A rendu des aînés impavides
Désormais, ils mendient dans l’allégresse
Et assument leur statut d’invalide

J’ai longtemps cru
Qu’avec le temps, viendrait la sagesse
Mais le temps ne change rien à l’affaire
Une pute reste une pute

Seule change son adresse
Des pleurs par-ci, des pièces par-là
Ce sont des nègres farcis aux salades
Et persuadés d’avoir le bon karma

Ils ne tendent plus que leurs assiettes
Se plaisent dans leurs plaintes
Se contentent des miettes
Qu’on leur jette

N’attends rien de ces gueux
Il n’en sortira rien de classe
Et s’ils te cèdent leurs places
C’est pour récupérer tes yeux

Grâce à ta présence
Ils ont dressé leurs tentes
Face à tes carences
Ils ont bâti leurs rentes

Demandes à Iceberg Slim
A quoi sert un nègre de salon
Un maître sans pantalon
C’est comme un aigle sans griffes

ça effraie les pigeons, et les minus
N’attends rien d’eux
Leur vie, ma tragédie
Je refuse d’être un nègre de plus

Je veux naître de nouveau,
Trop sombre jugé infect
Le genre humain me désespère
Et leur hypocrisie me débecte

Vibre pour l’abject, chibre en l’air !
Cible des rats, irascible
Noir est mon antre
Noir est mon encre

Donc noir je débarque
Et les bichons maltais se mettent à plat ventre
Font acte de soumission
Les cancres se font seppuku avec leurs plumes

D’aucuns font flotter le drapeau blanc
Demander une force d’interposition
Moi je fais feu de tout bois
Toujours en intervention

Fier je bande, donc noir je suis
Ce n’est que quand il fait nuit
Que les étoiles brillent, dixit Churchill
Regardes l’époque et exultes !

Noir, mon étendard
Mon cri, ma fougue et au loin
Mon phare
Noir, mon festin

Pour ceux-là qui ont cessé d’y boire
Noir, pas black
Ce n’est pas hype comme white, n’est-ce pas ?
C’est juste noir, comme les miens

Ce n’est pas mieux, ni moins bien
C’est mon silence qui se raconte sur ma peau
Comprends que je sois à fleur de peau
Je comprendrais que tu sois un pot de fleurs

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