5 raisons de lire le livre de Trierweiller : Merci pour ce moment

Ma grand-mère m’a toujours dit de me méfier des gens bien; ce sont les pires. Et je dois bien reconnaître que son précieux conseil s’est toujours révélé très juste, très approprié à la réalité de la société dans laquelle nous voguons. Si les gens se donnaient parfois la peine de se poser pour réfléchir, ils se rendraient facilement compte que le méchant dans l’histoire n’est pas toujours celui que l’on croit.

La fin ne justifie pas les moyens, diront les chèvres heureuses. Je suis plutôt d’accord avec cette assertion. Encore faut-il que nous nous accordions sur ces moyens. En l’occurrence, si certains jugent le moyen utilisé par Trierweiller pour se venger de son ex-conjoint, bas; c’est qu’ils n’ont toujours pas compris que ce sont les femmes qui disent quand ça commence et quand ça s’arrête. L’a-t-elle fait pour la grandeur de la France ou pour assouvir sa passion vengeresse ? Souvenons-nous de la femme de Cahuzac, sans qui, nous n’aurions jamais su que son ministre de mari était un évadé fiscal (et certains ministres savaient que les accusations de Mediapart étaient justes; Duflot l’a confirmé dans son livre). Personne à ce moment-là ne s’est plaint du moyen utilisé pour arriver à la vérité. Hypocrisies.

Donc, merci pour ce moment, Valérie.

 

Merci pour ce moment Trierweiller BI

 

Et vous savez quoi ? Je la crois.

 

 

 

5 raisons majeures de lire la Trierweiller

 

1. Tout est politique.

Dans la cité, tout est politique. Tout, notamment les turpitudes des hommes politiques de premier rang comme un président de la République. Cela fait toujours chic de commenter la vie tumultueuse de Kennedy et d’autres personnalités politiques étrangères (Poutine et sa gymnaste, Schroder et sa secrétaire…), mais quand il s’agit d’un français, ça ne passe plus. Ces bouffons n’ont toujours pas compris que vie privée et publique se confondent quand on aspire à représenter les autres. Il ne s’agit point de témoignage de caniveau, de ragots mais de paroles d’une femme qui a été la concubine du président de la république. On a vu pire temoin. Son propos est éminemment politique.

 

2. Les politiques vous disent qu’ils ne le liront pas

Soit parce qu’ils connaissent déjà les tenants et les aboutissements de son aventure avec Fifi (souvenez-vous des accroupis qui venaient nous expliquer après le scandale new-yorkais de DSK qu’ils savaient que ce type avait la braguette fragile), soit parce qu’ils n’ont aucun intérêt à promouvoir ce type de déballage qui ne les met jamais à leur avantage. En effet, pourquoi voulez-vous que ces gens vous incitent à les découvrir ? Qu’ils se tirent publiquement une balle dans le pied ? Même les parasites ont des réflexes communautaires.

 

3. La curiosité n’a jamais été un vilain défaut; sauf pour les élitistes

Pourquoi il n y aurait que les personnalités proches des cercles de pouvoir, les caresse-anus et les courtisans qui papillonnent autour pour avoir des informations sur la vie du président de la république ? Pourquoi le peuple devrait-il être tenu à distance des informations qui concourent indirectement à façonner leur vie ? 200000 exemplaires seront lus par les français. D’abord, c’est bien pour le commerce que les français se remettent à lire. Ensuite, ce mépris de classe qui irrigue les élites françaises quand il s’agit de livres populaires, agace. Les gens sont curieux de savoir qui est Hollande et ils ont bien raison: cela leur évitera de se faire enfumer facilement par des discours, des postures, la prochaine fois (il est important d’avoir un maximum d’informations pour choisir parmi ces chèvres instruites, celle qui sera la moins désastreuse).

Pour info, les rares journaux papier qui s’en sortent aujourd’hui (touchent tout de même des subventions, en bons parasites qui s’ignorent), sont majoritairement des journaux people; lus par des millions de femmes et surtout, relus par des millions d’hommes et de pseudo-intellectuels élitistes (mais ils ne l’avoueront jamais. Ils sont tous abonnés à Libé, à l’Huma, à la Tribune, n’est-ce pas ?). Il est de bon ton de les mépriser puisqu’en réalité, les mépriser n’est que le prolongement du profond dédain que l’on affiche pour ceux qui les lisent, à savoir les gens modestes, la France d’en bas.

 

4. C’est une source d’informations de première main  

Cette femme en colère se lâche et dans sa cabale, révèle des informations, confirme des informations, dément des rumeurs; éclaire, complète. Je vous fais le pari que toutes les rédactions de journaux étrangers, toutes les ambassades et tous les services de renseignements se sont déjà précipités pour commander ce livre. Faut véritablement être mongolien pour ne pas comprendre que l’intimité d’un dirigeant politique est aussi riche de renseignements et d’enseignements que ses joutes publiques. Trierweiller est un témoin privilégié et fiable qui s’exprime pour des motifs qui peuvent paraître malsains pour le commun des assistés s’ignorant. Mais c’est grâce à ces motivations malsaines que la vérité est très souvent révélée au grand public. Snowden, Bradley Manning, aussi sympathiques soient-ils, aussi précieuses qu’aient été leurs révélations, sont objectivement des traîtres à leur pays. Et pourtant, on s’en accommode … Sans trahison, point de révélations.

 

5. Trierweiller est une femme loyale et fidèle à ses amis

C’est une femme qui vient d’en bas (Une déclassé en réalité. Bon, son mari était son patron, ça la fout un peu mal! Elle a fait avec les moyens du bord… Ce qui est sûr, c’est qu’elle a mangé de la vache enragée dans sa vie avant de tomber sur la bonne bite qui l’a propulsée vers les sommets) et qui a dû se battre (à la sueur de son front ou de son derche ? Dieu seul sera le seul juge) pour arriver là où elle est arrivée et ça se respecte. La pauvreté, elle connaît et j’apprécierai toujours qu’elle ait apporté son soutien à son ami Falorni, l’un des rares qui a toujours soutenu Hollande, même quand il ne valait que 3%; et à qui, l’on a voulu faire subir le privilège de classe en imposant Ségolène Royal (son ex-femme) comme candidate PS à la députation à la Rochelle. Elle a eu le cran d’affronter la coalition des privilégiés, des assistés, des fils de, des pistonnés de la gauche, s’est souvenue de qui elle était et a apporté un vibrant soutien à son ami sacrifié sur l’autel de la collusion et du parasitisme social. Respect. Et le fait qu’elle soit mal vue par toutes les élites de cette nation pour avoir fait son tweet montre bien dans quel état de délabrement éthique ce pays est plongé.

 

 

Bien évidemment, je ne peux que vous invitez à le lire. Je le lirai. Mais j’attendrai qu’assez d’exemplaires soient bradés sur les sites de revente pour en acquérir un à vil prix, et en parler sur B.I.

 

Merci pour le moment, Ed Les Arènes, 330 pages

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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