2013 ou l'avènement des étudiants conscients et actifs

2013. François Hollande est président. En effet. Nous en sommes déjà là. La décrépitude s’avance inexorablement, la France s’enfonce dans la crise, le chômage est à la mode, fait des émules, clairsème les rangs des employés et emplit le réservoir de colères et de haine des citoyens. ça va saigner, c’est sûr et parmi ceux qui subiront les effets de cette inefficacité politique flagrante, les étudiants.

L’heure est donc à la solidarité et à la flexibilité. Comment s’en sortir pour un étudiant si ce n’est par la débrouille, le travail et l’apprentissage d’un vrai métier.

 

 

Étudiants, évitez les formations littéraires, culturelles; apprenez un vrai métier !

Toutes ces formations universitaires qui touchent directement à la glose inutile ne vous serviront pas à grand chose, si ce n’est de passer pour des gens cultivés devant une audience et d’aller ensuite se restaurer au secours populaire. Nul besoin de psychologues, sociologues, anthropologues, historiens, philosophes, éthologues, …

Osez le dur. Il n’y a pas de miracles; pour s’en sortir, il faut choisir des formations où la concurrence est peu élevée (car vous êtes des concurrents à départager). Or ces formations sont forcément plus sélectives, plus ardues. Ce qui est d’ailleurs normal car il faut toujours récompenser le travail et le mérite. Devenir médecin, c’est une garantie contre le chômage. Par contre, il faut bosser et accepter de s’enfermer pendant 7-12 ans dans des études astreignantes. Les ingénieurs offrent de meilleurs emplois mais si vous êtes déjà engagés dans ces filières, vous n’avez aucune raison de lire ces humbles préconisations.

Changez de cursus pour vous former à un métier manuel. Oui, manuel. Orientez-vous vers des formations qualifiantes, sans doute plus difficiles mais beaucoup plus intégratrices dans une société ravagée par le chômage de masse. Devenez plombiers, menuisiers, informaticiens, électriciens, agriculteurs, mécaniciens, … Vous aurez l’avantage de vous adosser à une bonne culture générale, une bonne assise intellectuelle pour réussir votre reconversion et vous ne pourrez qu’être meilleurs dans votre nouveau métier. Les seuls qui surnageront dans cet environnement sont ceux qui auront un savoir-faire utile à la société, qui sauront se servir de leur tête mais surtout de leurs mains.

Faire des études, c’est selon moi, trouver sa place dans la société, être utile. L’on fait des études pour travailler. Et ce, depuis le début de l’école. L’on faisait des études pour s’arracher de sa condition mais surtout pour aller vers des emplois moins pénibles. Mais, l’on faisait des études pour travailler et non pour se sentir cultivé.

La culture est un bénéfice indirect. Elle est néanmoins indispensable dans certains secteurs économiques; le tertiaire notamment (tous les secteurs qui s’articulent autour de la communication, de la parlotte). En effet, quand on a rien de palpable à vendre, on meuble. Si vous souhaitez terminer pigiste, galériste ou cicérone au musée des arts premiers, vous aurez besoin de meubler. Pour le reste, courir les salons n’est pas indispensable.

L’idéal demain serait d’avoir des ménuisiers-écrivains, des ingénieurs-philosophes, des comptables-historiens,… Ce qui a d’ailleurs toujours été le cas des grands mathématiciens, docteurs et autres figures historiques qui menaient de front plusieurs métiers et passions. De Vinci par exemple était un grand peintre et un mathématicien, architecte, ingénieur. Céline était médecin de quartier et écrivain de génie, Paul Painlevé mathématicien de premier rang (formule de la mécanique des fluides), et homme politique. Churchill, écrivain, peintre et homme d’État. On avait un métier et à ce métier, on lui adjoignait une ou plusieurs passions. Un métier et de la culture. La culture en complément, toujours.

D’ailleurs, était philosophe en général, celui qui avait une maîtrise dans une science dure, un travail ou une fonction politique et de l’expérience. Aujourd’hui, les philosophes tapissent nos mémoires avec leur vacuité.

Il serait temps pour les jeunes de considérer les études comme un moyen d’avoir un métier, de trouver un travail. Dit plus simplement, l’on fait des études pour la bectance et non pour la jactance.

Solidarité entre étudiants et travail pendant vos études

Cessez de compter sur vos représentants qui sont en réalité des agents de partis politiques dans votre sein et prenez votre destin en main. Depuis le temps que vous chialez, que s’est-il passé pour vous ?

Que s’est-il passé pour eux ? Hamon est ministre, Dray est député, Assouline est sénateur, Julliard est adjoint au maire de Paris et Prévost est à l’ENA avec son double d’en face, Lancar. Le public a bon dos et sans doute bon goût, n’est-ce pas ?

Quelques idées simples pour améliorer vos conditions de vie pendant vos études :

– Vendez vos connaissances auprès des entreprises et des particuliers via des sites comme www.louerunetudiant.com. Seulement, il faut avoir une vraie compétence à vendre.

– Trouvez coûte que coûte votre job pour vous former, pour vous responsabiliser, pour financer vos études. Le statut d’autoentrepreneur devrait être un pré-requis pour tout étudiant. Ainsi, vous pourrez facturer vos prestations et cesser d’être exploités par le travail clandestin et l’économie informelle.

– Organisez des tontines dans lesquelles vous pourrez trouver les fonds pour financer un gros achat (matériel informatique, stage à l’étranger, costumes de travail, formations parallèles…).

– Logez-vous en banlieues; cela vous permettra d’avoir un toit sur la tête, à un prix convenable et de consacrer le surcoût des logements parisiens ou en centre-ville à votre santé (mutuelle), à votre alimentation (l’explosion du nombre de jeunes et d’étudiants dans les restos du cœur) et à moins de pression financière auprès de vos ascendants.

– Allez faire vos études à l’étranger si vous en avez la possibilité. Les pays scandinaves et d’Europe du Nord offrent des situations d’études et de travail plus intéressants que la France. Vous n’êtes pas obligés d’aller aux USA ou en Angleterre comme des moutons ou des touristes; il existe une foultitude de pays développés ou en voie de développement où l’économie boom et où être un français peut -être un vrai accélérateur de carrières et de réussite sociale. Immigrez pour vous instruire, pour vous responsabiliser, pour vous chercher. En plus, il doit bien exister des aides ou des réseaux d’appui pour vous accompagner dans cette démarche.

– Trouvez-vous de vrais représentants.

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

Be the first to comment on "2013 ou l'avènement des étudiants conscients et actifs"

Leave a comment