18-25 ans ou la traversée du désert de Gobi

Actu

Redécouverte du phénomène prévisible de la hausse de précarité des 18-25 ans.

 

 

 

Réaction

a- Envisager de nouveau le CPE pour les étudiants

Hormis Villepin (pas sûr d’ailleurs), nous devons certainement être les seules personnes en France à défendre encore le CPE.

Cette mesure assez concrète, fut clouée au pilori par les syndicats étudiants qui ont visiblement du mal à défendre les intérêts des leurs. Nous avions été stupéfaits de savoir que des jeunes banlieusards étaient contre le CPE alors qu’il était une formidable aubaine pour eux, un contournement assez astucieux du problème de discrimination à l’embauche, bien plus efficace que le pathétique projet de CV anonyme. Un vrai marche-pied vers l’emploi.

Est-il encore utile de rappeler les taux de chômage en banlieues et surtout, les taux de chômage des jeunes, même diplômés de banlieues (40%) ?

Bilan de la situation, 6 ans plus tard :

Villepin, le vaincu, est toujours à la cave, dans la résistance; il essaie péniblement de se sublimer.

Julliard, l’emblème, a rejoint la maison-mère, la rose. Le héros de la cause estudiantine se repaît de sa glorieuse victoire comme adjoint à la mairie de Paris, en charge de la jeunesse. On se demande laquelle !

– Banlieue, synonyme, chômage des jeunes

– La France redécouvre la précarité des 18 – 25 ans !

Le CPE est une réponse efficace à cette augmentation de la précarité des jeunes. Il est capital de stimuler l’envie des patrons de s’attacher les services de néophytes dans les affaires.

La crise ne cessera pas de sitôt, et la réaction normale de tout dirigeant dans une telle situation de marasme économique, est de limiter ses prises de risques. Le CPE apporte cette flexibilité utile dans la difficulté. L’on doit être capable d’embaucher et de se séparer de salariés facilement.

Ce contrat se caractérisait par une période d’évaluation de deux ans, période durant laquelle le salarié pouvait être licencié sans motif. Les progressistes du dimanche n’y ont vu qu’une vile exploitation des jeunes salariés et une altération inacceptable des privilèges acquis dans les luttes syndicales des années 60. A l’évidence, ils ont eu tort. Comme d’habitude. Et ils ont manqué une occasion de négocier favorablement.

Nous sommes prêts à prendre le pari que les français suivraient illico le gouvernement qui proposera le CPE, même la première version.

b- Suivre la proposition de Bayrou : chaque entreprise crée ses deux premiers emplois sans charges salariales

Toujours dans la même veine que le CPE, cette mesure pourrait aider les TPE et les PME à décoller plus efficacement et inciter à la création d’entreprise et au final, à la création d’emplois.

Il existe 2 390 000 TPE, soit 96,6 % du total des entreprises françaises. Une part probablement significative de ces TPE est constituée d’entreprises ayant un seul salarié : le créateur. C’est donc un gisement considérable d’emplois pour les français et notamment pour les jeunes.

c- Favoriser l’entrepreneuriat

Le statut d’auto-entrepreneur est une bonne initiative qui permet à ces jeunes de pouvoir se créer leurs propres emplois et de pouvoir ainsi, avoir la satisfaction de servir son pays et de ne pas être un poids pour la communauté.

Un fonds social dédié à l’entrepreneuriat des jeunes pourrait être créé pour permettre aux jeunes de faire financer leurs études supérieures ou leurs entreprises. Chaque français aurait ainsi une cagnotte d’un montant fixe et financerait sa création d’entreprise s’il s’adresse à ce fonds avant ses 25 ans avec un projet concret. Cet argent sera automatiquement ajouter à son apport personnel s’il sollicite un emprunt bancaire ou l’ADIE.

Limitation drastique voire interdiction de subventions et de financement direct ou indirect, des associations ayant une visée commerciale qui, en réalité, créent une concurrence déloyale dans certains secteurs tertiaires comme le service à la personne. Certains semblent oublier que la différence fondamentale entre l’entreprise et l’association demeure le but. Seul le but, lucratif ou non lucratif, permet de différencier les deux parties.

Aussi, les pouvoirs publics n’ont pas à créer une distorsion de la concurrence en finançant les actions de certaines associations qui en profitent alors, pour pratiquer des tarifs bas, incompatibles avec une pratique rentable de l’activité. Le cas du soutien scolaire en une parfaite illustration. De nombreux jeunes pourraient créer leurs emplois dans ces services à la personne ou via Internet, support qui n’exige pas de gros fonds de démarrage.

Une association n’a pas vocation à faire des déficits, à déprécier un service en pratiquant des tarifs iniques et à être renflouée par nos impôts.

Soit l’on est charitable et altruiste, et l’on ne demande rien en retour,

Soit l’on est charitable et rentable, et l’on ne demande rien en retour

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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